Le flanc d'une semi-remorque part au marquage. Quand il revient, la lettre et le chiffre qui roulaient dessus depuis quarante-trois ans ont laissé la place à un autre mot. Le camion, lui, n'a pas bougé d'un boulon.
A6 Transport devient e-motion. Même société, même équipe, même flotte — et un nom n'a jamais rien amélioré tout seul. Voici d'où vient celui d'avant, ce que veut dire celui-ci, et surtout ce qu'il y a derrière : une manière de travailler qui a changé avant l'enseigne.
Un nom fait pour un annuaire papier
En avril 1983, deux amis quittent le dépannage automobile où ils travaillent depuis quatre ans et fondent leur société. Il faut lui trouver un nom, et à l'époque la question n'a rien de poétique : on se fait connaître dans les pages jaunes, et les pages jaunes classent par ordre alphabétique. D'où le A — pour figurer en tête de liste. Le 6 compte les six activités envisagées : entretien et réparation, carrosserie, dépannage, location, achat-vente, et une station-service.
Trois de ces six métiers sont abandonnés en quelques années. C'était un bon nom. Il a fait exactement le travail qu'on lui demandait, à une époque où le téléphone se cherchait sur du papier.
Ce que ce nom ne disait pas
Il ne disait rien, par exemple, de ce qui se passait dans le bureau.
À la fin des années 80, A6 tourne avec son propre programme informatique. Suffisamment abouti pour sortir, à la demande, le nombre exact de missions annuelles d'une grande centrale d'assistance, et le détail par véhicule et par marque. Dans le même secteur, à la même date, on épinglait encore des fiches manuscrites sur des planchettes cloutées. Après une démonstration devant sa direction, cette centrale a fait développer le sien.
Nous racontons cet épisode ici pour une raison précise, et ce n'est pas l'informatique. Ce programme ne servait pas à être moderne : il servait à rendre des comptes — à dire à un client, chiffres à l'appui, ce qu'on avait fait de ses véhicules. C'est ça, le trait de la maison. L'outil change chaque décennie ; l'obligation qu'il sert, non.
Un site qui explique le métier au lieu de le vendre, une application qui montrera un camion avancer sur une carte : ce sont les planchettes de 2026. Pas une rupture avec A6 — la même exigence, avec les moyens de l'époque.
Le reste de l'histoire — le premier plateau coulissant jusqu'au sol du pays en 1985, le premier camion bâché construit en atelier pour une exposition à Paris en 1994, la Ferrari 250 TR de Paul Frère au Salon, les 116 voitures chargées en camion fermé en trois jours — se lit sur notre page Entreprise.
Ce que veut dire « e-motion »
Motion, le mouvement : c'est le métier. Émotion : c'est ce qui monte dans le camion.
Une voiture de collection, une voiture de course, une voiture qu'on a mis quinze ans à trouver ne sont pas des marchandises. Notre travail consiste à les déplacer sans rien leur enlever — ni une trace sur un bas de caisse, ni la tranquillité de celui qui attend à l'arrivée. Le nom dit ce que nous transportons. L'autre disait dans quelle colonne nous étions imprimés.
Le e minuscule porte deux choses de plus, moins visibles et tout aussi vraies. L'Europe, où nos camions passent l'essentiel de leurs semaines : un enlèvement en Belgique et une livraison en Italie, c'est un lundi ordinaire. Et le pas que nous faisons vers des outils qui rendent ce métier lisible, plutôt que de le laisser reposer sur un appel téléphonique et de la confiance.
Le nom n'est pas le sujet
Une entreprise ne change pas d'enseigne pour une lettre. Le risque d'une maison de quarante ans, c'est de croire que sa réputation travaille pour elle. Elle ne travaille pour personne : elle se refait à chaque chargement, ou elle ne se fait pas.
C'est le vrai contenu de ce changement de nom. La maison est aujourd'hui tenue par Catherine Henrard et Guy Delfosse — les opérations d'un côté, la flotte de l'autre, la même exigence des deux. Ce qui a changé avec eux ne se voit pas sur un camion. Ça se voit dans la manière dont un dossier se prépare avant le départ, dont un imprévu se signale avant que le client appelle pour le découvrir, dont on répond à quelqu'un qui a raison. Ça se voit aussi dans ce qu'on refuse : un transport qu'on ne peut pas tenir dans les délais annoncés se dit tout de suite, il ne s'accepte pas pour être expliqué après coup.
Les maisons qui nous confient leurs voitures — D'Ieteren, Autoworld, Porsche Import, Bentley, Lamborghini, le groupe PSA depuis plus de vingt ans — n'ont pas attendu un nouveau logo pour juger sur pièces. C'est devant elles que ce travail se mesure, transport après transport.
Quarante-trois ans d'expérience ne garantissent rien. Ils obligent.
Ce qui ne change pas
C'est la partie qui intéresse le plus nos clients, alors elle est nette.
- La société est la même. Aucun rachat, aucun changement d'actionnaire, aucune reprise. Le nom commercial change, l'entreprise derrière est celle de 1983.
- Le numéro de TVA ne change pas : BE 0424.120.325.
- La licence de transport ne change pas (n° 16639), ni l'assurance transport, ni les conditions dans lesquelles vos véhicules sont couverts.
- Vos contrats et vos tarifs restent valables, sans avenant à signer et sans démarche de votre part.
- Le téléphone reste le même : +32 2 347 40 30.
- L'adresse reste la même : Rue de la Soierie 190, B-1190 Forest.
- Les camions, les remorques et l'atelier sont les mêmes. Les équipages aussi. La personne qui vous répond aujourd'hui vous répondra demain.
Ce qui change
Ce site. Vous pouvez y décrire votre transport vous-même — le véhicule, le départ, la destination, les contraintes d'accès — et recevoir une proposition ferme en moins de 24 heures. C'est le premier objectif de cette refonte : que la demande soit simple à formuler, y compris pour quelqu'un qui n'a jamais fait transporter une voiture et ne sait pas quelles informations comptent.
Une application, en préparation. Commander depuis son téléphone, suivre son véhicule sur une carte pendant le trajet, retrouver ses échanges et ses documents au même endroit. Elle n'est pas en service : nous en avons décrit le contenu, et rien de plus, dans un article dédié.
Ceux qui ont construit tout ça
Deux noms, parce qu'il serait malhonnête de raconter cette histoire sans eux : Thierry et François.
Ce qu'ils ont mis au point roule encore. La flotte fermée telle qu'elle existe aujourd'hui — les semi-remorques confidentielles, les porte-deux, les porteurs — a été pensée et montée par eux, camion après camion, à partir d'un plateau d'occasion acheté par deux dépanneurs de trente ans. Les gestes qu'un équipage refait ce matin sur un parking d'usine viennent de là. Personne n'a réinventé ce métier en changeant l'enseigne.
Et ils ne sont pas seuls : les chauffeurs, l'atelier, les personnes qui ont répondu au téléphone pendant quarante ans font partie d'e-motion au même titre. Une entreprise qui change de nom n'hérite pas d'un logo, elle hérite d'un savoir-faire.
Ce qui se passe maintenant
- a6-transport.be redirige vers e-motion.be. Vos favoris et les liens que vous avez enregistrés continuent de fonctionner : ils arrivent sur la page correspondante du nouveau site.
- Vos e-mails vers une adresse @a6-transport.be nous parviennent toujours — ils sont redirigés vers les boîtes e-motion. Nos réponses partiront désormais d'une adresse @e-motion.be : c'est celle à enregistrer.
- Rien à faire de votre côté. Si vous tenez un carnet de fournisseurs ou une fiche interne, c'est le bon moment pour y changer le nom — mais un transport commandé sous l'ancien nom part exactement comme avant.
Un véhicule à faire déplacer ? Décrivez-le en ligne — proposition ferme en moins de 24 heures — ou appelez-nous au +32 2 347 40 30.
Vos questions sur le changement de nom
e-motion est-elle la même société qu'A6 Transport ?
Oui. Même entreprise, même numéro d'entreprise et même numéro de TVA (BE 0424.120.325), même équipe, même flotte. Seul le nom commercial change : il n'y a eu ni rachat, ni cession, ni changement d'actionnaire.
Mes contrats et mes tarifs restent-ils valables ?
Oui, sans avenant à signer et sans démarche de votre part. Un transport commandé sous le nom A6 Transport s'exécute dans les mêmes conditions, avec la même couverture d'assurance.
Le numéro de TVA change-t-il ?
Non. Il reste BE 0424.120.325. La licence de transport routier (n° 16639) est également inchangée. Vos factures porteront le nom e-motion, avec les mêmes identifiants.
Mes e-mails envoyés à une adresse @a6-transport.be arrivent-ils encore ?
Oui, ils sont redirigés vers les boîtes e-motion. Nos réponses partiront d'une adresse @e-motion.be : c'est celle à enregistrer dans vos contacts.
Le numéro de téléphone et l'adresse changent-ils ?
Non. +32 2 347 40 30, Rue de la Soierie 190 à B-1190 Forest — comme avant.
Pourquoi changer de nom maintenant ?
Parce que « A6 » a été choisi en 1983 pour figurer en tête d'un annuaire papier, et qu'il ne dit rien du métier tel qu'il est devenu : le transport fermé de véhicules de valeur, partout en Europe. Le nom suit une évolution qui a commencé avant lui — la façon dont la maison est dirigée, dont les dossiers se préparent et se suivent, un site et une application qui rendent le travail visible. Un nom seul n'aurait rien valu.