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Politique de sécurité

Dernière mise à jour le

Cette page décrit comment nous travaillons : le cadre réglementaire dans lequel nous roulons, les procédures appliquées à chaque véhicule confié, et la conduite à tenir quand quelque chose ne se passe pas comme prévu. Elle est publique parce qu’un propriétaire a le droit de savoir ce qui arrive à sa voiture entre deux portes.

Une précision d’emblée, qui n’est pas une réserve mais une clarification : ce document engage des procédures, pas un résultat. La réparation d’un dommage et son indemnisation relèvent de nos conditions générales et de la police d’assurance qui y est décrite. Ici, il s’agit de ce que nous mettons en œuvre pour qu’il n’y ait rien à indemniser.

Le cadre dans lequel nous roulons

Nous exerçons sous licence de transport de marchandises par route pour compte de tiers n° 16639, délivrée par l’autorité belge. Cette licence n’est pas un titre décoratif : elle suppose une capacité professionnelle, une capacité financière et une honorabilité contrôlées, et elle se retire.

S’y ajoutent les règles qui encadrent chaque mission, et qui ne se négocient pas :

  • Convention CMR — le régime de responsabilité du transporteur routier international, et l’obligation de lettre de voiture qui l’accompagne.
  • Arrimage des charges — le code de la route impose un arrimage conforme à l’état de la technique, dont la norme européenne EN 12195-1 est la référence.
  • Temps de conduite et de repos — règlement européen 561/2006, contrôlé par chronotachygraphe. Un chauffeur fatigué n’est pas un chauffeur rapide, et la loi tranche avant nous.
  • Qualification des conducteurs — directive 2003/59 : certificat d’aptitude professionnelle et 35 heures de formation continue par période de cinq ans.
  • Contrôle technique — nos tracteurs et remorques passent le contrôle réglementaire, indépendamment de notre propre entretien.
  • Marchandises dangereuses — un véhicule complet en état normal n’y est pas soumis. Une batterie de traction endommagée ou suspecte, en revanche, relève de l’ADR : elle change la nature du transport et doit être déclarée avant l’enlèvement.

Les personnes

Le transport est exécuté par nos propres équipages, salariés de la maison. Ce n’est pas un détail d’organisation : c’est ce qui nous permet de former les mêmes personnes sur les mêmes véhicules, année après année, et de savoir qui a chargé quoi.

Chaque chauffeur détient le permis de la catégorie requise, le certificat d’aptitude professionnelle et sa formation continue à jour.

Chaque mission a un interlocuteur unique, joignable pendant toute sa durée. C’est lui qui vous informe à l’enlèvement, en route et à la livraison — et c’est lui qui vous appelle si quelque chose change.

La discrétion fait partie du travail. Nous ne commentons ni les véhicules transportés, ni les adresses, ni les identités, y compris entre clients.

Le véhicule confié

C’est ici que se joue l’essentiel. Un véhicule d’exception ne s’abîme presque jamais sur la route : il s’abîme à cinq kilomètres par heure, au chargement.

Avant de charger

Nous demandons ce qui ne se voit pas : garde au sol, largeur, poids, points d’arrimage prévus par le constructeur, procédure de démarrage et de coupure, antivol et coupe-circuit, pièces déposées, particularités de carrosserie. Un véhicule surbaissé, une carrosserie en carbone ou une largeur supérieure à 1,95 m changent le matériel mobilisé.

Le véhicule est ensuite inspecté et photographié en présence du client, sous tous ses angles, et le constat est établi avec lui. Cette pièce est la protection des deux côtés : elle établit l’état de départ, elle seule permet de dire à l’arrivée si quelque chose a changé.

Le chargement

Rampes à faible pente, plaques de garde au sol, et treuil dès que le véhicule ne roule pas ou ne doit pas rouler. Personne ne pousse une voiture à la main sur une rampe, et personne ne lance un moteur froid pour gagner deux minutes.

Le véhicule confié n’est conduit que pour son chargement et son déchargement, sur la distance strictement nécessaire, par un membre de l’équipage. Jamais en dehors.

L’arrimage

Le véhicule est arrimé par les roues, avec des sangles à cliquet et des protections souples — jamais par les bras de suspension, la direction ou le châssis, qui ne sont pas conçus pour reprendre un effort d’arrimage. Calage adapté, cales de roue, frein et transmission positionnés selon le modèle. L’arrimage est vérifié après les premiers kilomètres, puis à chaque arrêt.

La caisse

Le transport fermé se fait en caisse rigide close : à l’abri des projections, du gravier, des intempéries et des regards. Pour une mission exclusive, le véhicule voyage seul dans la remorque.

À l’arrivée

Nouveau constat, face aux photographies du départ, avec vous. Les clés et les documents sont remis contre signature de la lettre de voiture. Ce que nous vous demandons alors est simple, et c’est dans votre intérêt : regardez, et écrivez vos réserves sur la lettre de voiture avant de la signer. Nos conditions générales expliquent pourquoi les délais comptent ici.

Les camions

La flotte suit un programme d’entretien planifié, indépendant du contrôle technique réglementaire. Les équipements d’arrimage — sangles, cliquets, protections, cales — sont contrôlés et remplacés à l’usure, pas à la rupture : une sangle marquée coûte moins cher qu’une aile.

Rampes, treuils et hayons font l’objet de vérifications périodiques. Chaque véhicule emporte son extincteur et sa trousse de premiers soins.

Sur la route

L’itinéraire est préparé avant le départ, en fonction du gabarit réel de l’ensemble : hauteurs sous ouvrage, limitations de tonnage, restrictions de circulation, zones à faibles émissions, chantiers.

Les temps de conduite et de repos sont respectés — c’est la loi, et c’est aussi la première mesure de sécurité de ce métier. Les arrêts nécessaires à un long trajet sont planifiés avant le départ, pas improvisés en fin de journée.

En cours de route, le véhicule ne quitte pas la caisse. Aucun arrêt non nécessaire n’est effectué avec un véhicule à bord, et l’ensemble n’est pas laissé sans surveillance là où il pourrait l’être.

L’entreposage

Les véhicules entreposés sont gardés dans un bâtiment fermé, propre et sous surveillance — entre deux transports ou pour la saison creuse.

L’accès se fait sur rendez-vous, pendant les heures de bureau. Aucun tiers n’accède à un véhicule sans l’accord écrit de son propriétaire : ni un acheteur potentiel, ni un journaliste, ni un membre de la famille.

Pendant le dépôt, nous ne pratiquons ni entretien, ni réparation, ni contrôle technique, ni essai routier. Le maintien de charge de la batterie est une prestation à commander, pas un geste improvisé.

Quand quelque chose arrive

Un incident, ici, ce n’est pas seulement un choc : c’est aussi une immobilisation, un vol, un dommage constaté à l’arrivée, une panne du camion avec un véhicule à bord, ou un presque-accident dont il faut tirer une leçon.

Ce qui se passe alors, dans cet ordre :

  1. Mise en sécurité de l’équipage, du véhicule confié et des autres usagers.
  2. Information du client par son interlocuteur, le jour même. Nous appelons ; nous ne laissons pas découvrir un dommage à la livraison.
  3. Constat écrit et photographique, sur place, avec les tiers concernés et les services de police lorsque la situation l’exige.
  4. Déclaration à notre assureur et suivi de l’instruction, dont nous vous rendons compte.
  5. Aucune réparation avant expertise — une réparation entreprise trop tôt empêche l’évaluation du dommage.
  6. Revue interne : ce qui a permis l’incident, et ce qui change dans la procédure pour qu’il ne se reproduise pas. Le dossier est conservé.

Ce que nous ne faisons pas

Une politique de sécurité se lit aussi à ses refus.

  • Nous ne chargeons pas un véhicule dont l’état réel ne correspond pas à ce qui a été déclaré, sans en avoir d’abord parlé au client.
  • Nous ne transportons pas un véhicule contenant des marchandises, des bagages ou des objets de valeur.
  • Nous ne prenons pas en charge une batterie de traction endommagée ou suspecte sans conditions particulières convenues à l’avance.
  • Nous ne conduisons aucun véhicule sur piste et ne participons à aucune épreuve, d’essai comme de compétition.
  • Nous ne faisons ni mécanique, ni carrosserie, ni préparation : nous ne remplaçons pas un atelier, et nous le disons plutôt que d’improviser.
  • Nous ne confions pas une mission à un transporteur que nous n’avons pas évalué.

Nous signaler quelque chose

Un doute sur une manœuvre, un comportement au volant, une remarque après une livraison — écrivez à info@e-motion.be ou appelez le +32 2 347 40 30. Un signalement reçoit une réponse, y compris lorsqu’il ne vient pas d’un client.

Révision

Cette politique est revue périodiquement, et après tout incident qui justifie d’en corriger un point. La date de dernière mise à jour figure en haut de la page.